Born to Die ; il n’y a pas que le buzz.

Aujourd’hui sortait officiellement Born to Die, l’album qui fait faux espoir au morceau de Bruce Springsteen. Lana Del Rey, artiste qui a inspiré le buzz en Europe comme outre Atlantique dévoile les douze morceaux qui succèderont (peut-être) aux singles Video Games, Born to Die et Blue Jeans.

Un visage troublant, à l'image d'un avenir incertain.

Résolument vintage

Lana Del Rey rejoint, du haut de ses 25 ans, la famille des voix suaves au féminin comme on les affectionne (toujours) chez Amy Winehouse, Beth Gibbons ou encore Martina Topley-Bird.

Première écoute en voiture, deuxième au bureau, et dernière à la maison : l’album se porte bien. On reprocherait presque au buzz de nous avoir servi les perles du disque trop en avance. Il est évident que les trois singles procurent un sentiment d’application plus sincère. Les quatre premières pistes passées, on découvre vraiment l’univers Lana Del Rey.

Off to the Races s’immisce entre les dites perles, et s’y glisse parfaitement bien. Des performances vocales sont à saluer, on pense à des phases de contraste grave/aigu façon Duffy.

Diet Mountain Dew nous prend par surprise avec une introduction et un rythme qu’on qualifierait de R’n’B. Un style auquel l’hésitante Lana ne nous avait pas préparé. Un surplus de répétitions de refrain, un écho qui martèle et peu de place à la musique.

National Anthem, avec un son grave récupère l’attention de l’oreille. Un morceau aux paroles poignantes, orchestré tel une chorale jonchée de couplets qui oscillent entre rap et influences jazzy. On imagine un Stars and Stripes en berne pendant la lecture d’un morceau convaincant, qui laissera des doutes sur ses capacités en live.

Fait-on courir Lana avant de la faire marcher ?

Dark Paradise et Radio donnent par contre l’impression que la jeune Lana s’est un peu perdue dans un si grand nombre de pistes. Elle reprendra le dessus avec Carmen, qui la laisse libre de reprendre une voix pleine de mystère, avec quelques échos (chauvinisme quand tu nous tiens) de français qui nous font sourire, par leur justesse et leur bon placement.

Summertime Sadness reprend par moments les mêmes caractéristiques que Radio, mais devient plus efficace. On reprocherait peut-être à la chanteuse la simplicité des paroles, qui ne laisse pas planer. Without You trouve de la profondeur dans la musique qui accompagne une voix toujours fébrile, qui se perd lentement vers la fin de l’album.

Les deux dernières pistes, Lolita et Lucky Ones sont assez disparates. La première perd de vue le reste de l’album qui semblait cohérent, avec des sonorités empruntés chez les icônes façon MTV, parfois meilleures en featuring que seules.

On espère que Lana ne ment pas dans son dernier morceau, où elle clame « Finally, you and me are the lucky ones this time« . Confirmation sur scène ? Aucune date n’a encore été annoncée en vue d’une possible tournée européenne. Le temps, peut-être, de laisser filer la tempête.

Je vous laisse sur mon coup de coeur.

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