Aujourd’hui, j’ai voté bleu !

Chers (é)lecteurs !

Aujourd’hui, dimanche 22 avril 2012, est important. Votre voix, par le mutisme d’un bulletin glissé dans l’enveloppe ne saurait prendre autant d’ampleur. Vous allez élire votre président, notre président.

Pendant la journée du samedi, j’ai réfléchi. J’avais déjà lu les programmes des candidats qui me semblaient présidentiables ; les ai comparé, rempli une multitude de tests et questionnaires pour savoir « Quel serait mon président en 2012 ».

Aujourd’hui, je suis prêt à le clamer sur ce blog, haut et fort, j’ai trouvé mon président !

Non mais qu’est-ce que vous croyiez ?

Voter est un droit et un devoir, mais que je sache, vous n’avez pas à connaître une telle intention ! Et puis, cela diminuerait ou augmenterait potentiellement mon lectorat. J’opte donc pour l’abstention.

Je vous présente donc, en image, mon président !

MY GOD IS BLUE

Revenu après plusieurs essais sur divers thèmes comme l’agriculture, la sensation de plonger sa main dans la terre mouillée, les fruits et légumes (incluant les coquillettes), Sébastien Tellier le meilleur représentant de la France à l’Eurovision nous livre sa vision de l’éveil, de la spiritualité avec un nouvel album : My God is Blue.

Quatre années se sont écoulés depuis la sortie de Sexuality, le troisième album personnel de Sébastien Tellier.

Le dandy anti-culture « qui souhaite être un éternel débutant » s’exprime sur douze morceaux qui composent l’album, premier support dans son but de création ; la création de l’Alliance Bleue.

L’Alliance Bleue, c’est l’univers basé sur un bénévolat que souhaite créer Sébastien Tellier. Cela pourrait être un château à Poitiers, un terrain à Berlin ou une cave à Montluçon ; l’Alliance Bleue, par sa communauté représentera un monde de rêves, sans limites où l’on pourra y « conduire très vite » ou « casser des objets ». Certes, notre trublion de la French Touch ne manque pas de faire le grand écart en énumérant diverses possibilités toutes plus insolites… Il a aussi le goût de la rémunération ! Car oui, « plus on donne, plus on reçoit, n’est-ce pas ? » confie t-il sur Radio Nova. Alors Sébastien Tellier attend des propositions ; pour des terrains, des voyages… Nous suivrons donc l’évolution de l’Alliance Bleue, notamment durant ses concerts !

My God is Blue – Les pistes

L’album en lui-même a déjà fait couler de l’encre et choqué bien des yeux, presque en même temps qu’enchanté les oreilles.

Le bal s’ouvre avec Pépito Bleu ; un titre à la fois poétique et décalé qui façonne l’identité de cet album. Un paradoxe, un certain éclectisme dans les sonorités et les influences. C’est une introduction à la spiritualité, ou la vision de cette dernière par monsieur Tellier. Des cloches, des choeurs et quelques paroles à l’allure de commandement impérieux, ou d’une prière.

The Colour of Your Mind s’offre une atmosphère déjà plus sombre, plus chaotique et énigmatique. Une ambiance qui se détend avec les paroles, ou du moins les échos du compositeur. De l’amour, de la tendresse ; un morceau « cyclique » et rassurant.

Sedulous prend des airs de musique classique grâce à la partie instrumentale ; les paroles deviennent plus présentes, puisque Tellier ose couvrir la quasi totalité du morceau avec sa voix. C’est un morceau capital de l’album (sans doute mon préféré), puisqu’en dépit des changements de thématique pour l’album, l’artiste nous prouve qu’il excelle parfaitement pour basculer du français à l’anglais, et vice-versa. Un clin d’oeil à son précédent album est à noter.

Le morceau qui aura sans doute fait le plus de bruit sur la toile, en piste numéro quatre, est le bien controversé Cochon Ville. Entre l’appel aux fidèles et les incantations sacrées, une musique qui oscille entre choeurs, influences funk et riffs endiablés, le morceau très court livre les mots-clés de la philosophie de l’Alliance Bleue. Prosterne toi, danse, rêve. On ne néglige pas le clip ultra érotique qui l’accompagne…

Un peu de détente après ce moment palpitant, Magical Hurricane est une promenade de santé où le trio guitare-voix-flûte coopère merveilleusement bien. Tellier nous berce après les performances endiablées de Cochon Ville.

De manière brutale, il casse cette atmosphère détendue pour connaître l’action des grands manèges avec Russian Attractions. Des airs d’opéra, de musique épique et de paroles toujours aussi loufoques « Souviens-toi c’est l’amour véritable, mon amour éternel… » sans nous épargner une nouvelle fois de son talent bilingue. Les violons se déchainent véritablement sur cette piste, et offrent une fin brutale digne d’un opéra de qualité.

On repart en bord de mer, ou au milieu d’un champ de champignons fraises avec Sébastien Tellier. Un ryhtme calme, constant qui nous ballade avec Mayday. Une atmosphère jazzy et électronique qui sonne presque brouillon, où il suffit de balancer légèrement sa tête, ou laisser faire le hamac…

Draw Your World et My Poseidon, premier morceau instrumental puis suivant avec paroles, nous proposent une épopée dans les méandres de la spiritualité de Sébastien Tellier, où chacun trouvera dans la musique et les techniques vocales la part de mystique, d’aventure ou d’éveil qui lui siéra.

Against The Law est un voyage perceptible dans l’espace. Les techniques de répétition, les notes aigües et l’atmosphère de science fiction laisse l’auditeur plonger dans les plus profondes abysses de ses convictions spirituelles, ou le laisse grimper jusqu’à un sommet de délires. On ne comprendra pas ce qu’est cette histoire de coiffeur… « C’est n’importe quoi, oui, mais c’est beau… » Il est inquiétant, ce bonhomme.

My God is Blue est la chanson bon enfant de cet album ; une piste qui conviendra aux petits et grands… Avant d’être un hymne, tant l’ambiance orchestrée correspond au dénouement d’une aventure épique. On imagine bien Sébastien Tellier traverser de belles plaines baignées des rayons du soleil perçant un ciel incertain (je m’inquiète vraiment des effets secondaires de l’album).

L’orgue ouvre la dernière piste, pour clore le bal avec Yes, it’s possible. Une fresque diabolique et psychédélique qui emprunte au rock progressif. Comme il le préfère, ce morceau ne comporte pas de paroles et laisse la musique finir l’aventure produite par Mr. Flash.

My God is Blue – Le résultat

Sébastien Tellier offre sans aucun doute l’album le plus abouti de sa carrière. Un délire fantasmagorique sur l’éveil, la vision du Dieu et de la spiritualité. Composé pendant plusieurs mois, et avec l’aide d’un Mr. Flash omniprésent dans l’orchestration, My God is Blue est un nouvel OVNI pour les amateurs de variété française et de musique électronique. Empruntant à l’opéra, la musique d’église et l’électronique, le duo labellisé Ed Banger Records offre au public une oeuvre complète et aboutie sur un thème précis.

Je vous laisse sur le clip de Cochon Ville et reviendrais vous parler de Sébastien Tellier pour notre fête nationale. Rendez-vous pour une manifestation d’amour et de tendresse avec l’homme à barbe le 12 juillet au Pont du Gard, à l’occasion du festival Lives au Pont.

Bleuement

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Analyse interne et externe du conflit.

Aujourd’hui, je parle indirectement d’un conflit qui dure depuis plusieurs décennies. Nos parents l’ont connu, nous le connaissons et la longévité de ce conflit m’indique que mes enfants le connaitront.

Alors, contre toute attente, c’est un blabla ciné aujourd’hui !

LE FILS DE L’AUTRE

« Alors qu’il s’apprête à intégrer l’armée israélienne pour effectuer son service militaire, Joseph découvre qu’il n’est pas le fils biologique de ses parents et qu’il a été échangé à la naissance avec Yacine, l’enfant d’une famille palestinienne de Cisjordanie. La vie de ces deux familles est brutalement bouleversée par cette révélation qui les oblige à reconsidérer leurs identités respectives, leurs valeurs et leurs convictions. »

La trame, entre la riche et animée Tel-Aviv, un village de la Palestine et le barrage entre chaque territoire, parle d’un sujet qui analyse le conflit, en interne comme en externe.

Deux familles, que tout oppose vont se confronter à la pire des méprises ; la guerre du Golfe sévissant, l’infirmière de cet hôpital a inversé les bébés. Joseph éduqué en juif est né musulman, Yacine né juif est élevé musulman.

INTERNE

Les deux familles, confrontées avec des problèmes de langues, de convictions et de positions sur le conflit se retrouvent face au directeur de cet hôpital pour apprendre la nouvelle. Ou plutôt pour conforter cette nouvelle. Le travail des rôles des parents est juste, l’incompréhension et la colère gagne l’humeur des pères pendant que l’implosion sentimentale subjugue les mères. Portés pendant neuf mois seulement, elles auront élevé le fils de l’Autre pendant dix huit années.

Alon et Orith, parents de Joseph, forment un paradoxe, tout comme Saïd et Leïla ; les pères sont durs, se cachent derrière leurs occupations, leur souci de virilité. Les mères forment la douceur ; Orith dévoile son chaos émotionnel quand Leïla continue à témoigner sa douceur dans le malheur.

Joseph l’apprend lui par hasard ; à cause d’un refus pour le service militaire. Yacine par le dialogue.

Finalement, les enfants seront ceux qui se comportent le mieux.

EXTERNE

Alon, qui exerce ses fonctions dans l’armée, met le doigt sans se mouiller sur le conflit israélo-palestinien. Avec l’émotion qu’il peinera à cacher, délivrer des visas pour la famille Al-Bezzaz fera parti de son quotidien.

Le barrage est un lieu phare de ce film, pas moins de sept séquences mettent en scène le passage de l’Autre côté. Les rêves des uns lorsqu’ils traversent, la curiosité des autres à l’idée de faire le pas.

Lorraine Lévy réalise une fresque romanesque, à la fois dramatique et faussement critique. C’est un euphémisme qui est utilisé pour parler de ce conflit. Mais ces scènes, peu révélatrices et peu en phase avec le conflit, survolent des idées basiques qui n’iront pas vers l’évolution du conflit.

On en garde un long métrage touchant, joué posément qui nous rend certainement meilleur.

L'affiche, séparée en deux.

Un coup de coeur avant une critique…

Voilà un mois sans alimenter ce blog. Oui, pile un mois ! Mais je me justifie, ce délai m’a permis de faire trois choses :

  • partir à la rencontre de clients pour l’agence (oui, je bosse à côté)
  • passer une semaine de folie en workshop (oui, je suis étudiant et je m’amuse)
  • prendre du recul sur ces deux précédents points avec une semaine de vacances (oui, je me le permets)

Alors il faut un peu de temps pour me replonger dans la dactylographie, et trouver un petit encas pour que vous grignotiez jusqu’à demain. Oui, c’est promis demain je balance la sauce. Au pire, si ça n’est pas demain, ça sera vendredi. Et au pire, ça sera samedi, mais dimanche au plus tard ce sera posté !

DU SPORT ET DE LA MODE

Mon petit encas, c’est un simple coup de coeur. Un petit coup de marketing que j’ai apprécié, tant par son esthétisme que sa dimension minimaliste. Et en plus, c’est made in France (je m’accorde aussi avec les grands débats qui font rage en France).

Avec les JO de Londres 2012, au logo franchement douteux, une marque chère à notre pays de cocorico (si vous remaniez ce mot, vous savez déjà) adapte son emblème pour que chacun puisse supporter son pays sans avoir à hisser de drapeaux, se colorer les joues ou encore acheter un Morphsuits !

Le doute en image.

Alors, vous avez fait le rapprochement ?

C’est bien sûr notre crocodile national, soit monsieur René Lacoste (indirectement bien sûr) qui casse son emblème !

Dans l’esprit Unconventional Chic que la marque défend dans ses campagnes depuis quelques mois (avec pour dernière effigie Adrien Brody), le polo Lacoste est revisité sur l’élément qui le rend si célèbre : son logo.

C’est un vrai coup de coeur ici ; le crocodile n’est pas enlaidi ou abîmé par la démarche.

Pour le côté communication, c’est un coup de maître de la part de Lacoste. Profiter de l’événement sans pour autant y participer, la marque utilise le marketing d’opportunité en déclinant son produit phare. Le polo, à la fois chic, décontracté et sportif, conviendra à tout supporter des jeux olympiques… Tant que son pays sera « portable » !

Faîtes votre choix !

LEQUEL PORTEREZ-VOUS ?

À dans quatre jours tout au plus !