Deux mois en une page, pratique.

Bonjour !

Voilà la saison estivale, qu’on assimile au fait de se prélasser, qui s’évapore petit à petit à l’approche du mois de septembre. Quelques derniers profiteurs ont toujours des parasols au-dessus de leur tête ou sillonnent les paysages au gré d’un traffic parfois lent, parfois fluide, sous une chaleur suffocante.

Personnellement, mes vacances ont été rythmées par les festivals et concerts en tout genre auxquels j’ai pu assister. Septembre sera également un beau mois marqué par la venue de Sigur Ròs au théâtre antique d’Arles.

Pas vraiment de blabla pour ce post, juste ce petit mot, et à suivre quelques passages de ces superbes moments musicaux, et l’annonce du prochain article d’ici mi-septembre.

JUSTICE – LIVE AT NÎMES

Le concert des arènes qui a su attirer les plus belles rumeurs. Rumeurs qui tendent à se confirmer via certains blogs ou certains actes directement sur YouTube… Une capture d’écran à l’appui :

Un interdit qui a bon goût…

Alors, Justice en live aux Arènes de Nîmes : le prochain DVD baptisé « Justice for all » en hommage à MetallicA ? Du nouveau très vite, on l’espère.

SÉBASTIEN TELLIER AU PONT DU GARD

Le plus déjanté des musiciens de cette french touch nous a régalé pendant plus d’une heure de concert, avec une setlist qui comprenait des morceaux de Sexuality et de son dernier né My God is Blue ; le choix de la vidéo s’impose. Sébastien Tellier est un OVNI, avec qui on prend plaisir en écoutant sa musique, mais aussi pendant ses intermèdes où il pousse son rôle de gourou psychédélique jusqu’au bout en parlant de sexe, de son passé en pensionnat pour garçons ou encore à quel point il « kiffe » prendre son temps.

PAUL KALKBRENNER AU KOLORZ FESTIVAL

Le nouveau visage de la techno à succès est allemand, et Paul Kalkbrenner a su satisfaire son public avec une belle performance où chacun y a trouvé son compte grâce aux morceaux sortis de l’album qui a su faire grimper sa notoriété, Berlin Calling. Cependant, une belle surprise a traversé la foule avec ce petit cadeau : le remix de La Mezcla de Michel Cleis. Enjoy !

C2C AUX ELECTROS D’UZÈS

Le quatuor formé des précédents Hocus Pocus et BeatTorrent ont su, grâce à leur fameux EP Down the Road et leur passé riche en sons entre hip-hop et électroniques, faire bouger toute une fosse jusqu’à la dernière ligne. Des génies du turntable en image !

Voilà pour cet été ; le 11 septembre marquera un véritable tournant après toute cette vague électronique endiablée. Mais, le prochain blabla devrait parler cinéma !

Bonne fin de vacances 😉

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Aujourd’hui, j’ai voté bleu !

Chers (é)lecteurs !

Aujourd’hui, dimanche 22 avril 2012, est important. Votre voix, par le mutisme d’un bulletin glissé dans l’enveloppe ne saurait prendre autant d’ampleur. Vous allez élire votre président, notre président.

Pendant la journée du samedi, j’ai réfléchi. J’avais déjà lu les programmes des candidats qui me semblaient présidentiables ; les ai comparé, rempli une multitude de tests et questionnaires pour savoir « Quel serait mon président en 2012 ».

Aujourd’hui, je suis prêt à le clamer sur ce blog, haut et fort, j’ai trouvé mon président !

Non mais qu’est-ce que vous croyiez ?

Voter est un droit et un devoir, mais que je sache, vous n’avez pas à connaître une telle intention ! Et puis, cela diminuerait ou augmenterait potentiellement mon lectorat. J’opte donc pour l’abstention.

Je vous présente donc, en image, mon président !

MY GOD IS BLUE

Revenu après plusieurs essais sur divers thèmes comme l’agriculture, la sensation de plonger sa main dans la terre mouillée, les fruits et légumes (incluant les coquillettes), Sébastien Tellier le meilleur représentant de la France à l’Eurovision nous livre sa vision de l’éveil, de la spiritualité avec un nouvel album : My God is Blue.

Quatre années se sont écoulés depuis la sortie de Sexuality, le troisième album personnel de Sébastien Tellier.

Le dandy anti-culture « qui souhaite être un éternel débutant » s’exprime sur douze morceaux qui composent l’album, premier support dans son but de création ; la création de l’Alliance Bleue.

L’Alliance Bleue, c’est l’univers basé sur un bénévolat que souhaite créer Sébastien Tellier. Cela pourrait être un château à Poitiers, un terrain à Berlin ou une cave à Montluçon ; l’Alliance Bleue, par sa communauté représentera un monde de rêves, sans limites où l’on pourra y « conduire très vite » ou « casser des objets ». Certes, notre trublion de la French Touch ne manque pas de faire le grand écart en énumérant diverses possibilités toutes plus insolites… Il a aussi le goût de la rémunération ! Car oui, « plus on donne, plus on reçoit, n’est-ce pas ? » confie t-il sur Radio Nova. Alors Sébastien Tellier attend des propositions ; pour des terrains, des voyages… Nous suivrons donc l’évolution de l’Alliance Bleue, notamment durant ses concerts !

My God is Blue – Les pistes

L’album en lui-même a déjà fait couler de l’encre et choqué bien des yeux, presque en même temps qu’enchanté les oreilles.

Le bal s’ouvre avec Pépito Bleu ; un titre à la fois poétique et décalé qui façonne l’identité de cet album. Un paradoxe, un certain éclectisme dans les sonorités et les influences. C’est une introduction à la spiritualité, ou la vision de cette dernière par monsieur Tellier. Des cloches, des choeurs et quelques paroles à l’allure de commandement impérieux, ou d’une prière.

The Colour of Your Mind s’offre une atmosphère déjà plus sombre, plus chaotique et énigmatique. Une ambiance qui se détend avec les paroles, ou du moins les échos du compositeur. De l’amour, de la tendresse ; un morceau « cyclique » et rassurant.

Sedulous prend des airs de musique classique grâce à la partie instrumentale ; les paroles deviennent plus présentes, puisque Tellier ose couvrir la quasi totalité du morceau avec sa voix. C’est un morceau capital de l’album (sans doute mon préféré), puisqu’en dépit des changements de thématique pour l’album, l’artiste nous prouve qu’il excelle parfaitement pour basculer du français à l’anglais, et vice-versa. Un clin d’oeil à son précédent album est à noter.

Le morceau qui aura sans doute fait le plus de bruit sur la toile, en piste numéro quatre, est le bien controversé Cochon Ville. Entre l’appel aux fidèles et les incantations sacrées, une musique qui oscille entre choeurs, influences funk et riffs endiablés, le morceau très court livre les mots-clés de la philosophie de l’Alliance Bleue. Prosterne toi, danse, rêve. On ne néglige pas le clip ultra érotique qui l’accompagne…

Un peu de détente après ce moment palpitant, Magical Hurricane est une promenade de santé où le trio guitare-voix-flûte coopère merveilleusement bien. Tellier nous berce après les performances endiablées de Cochon Ville.

De manière brutale, il casse cette atmosphère détendue pour connaître l’action des grands manèges avec Russian Attractions. Des airs d’opéra, de musique épique et de paroles toujours aussi loufoques « Souviens-toi c’est l’amour véritable, mon amour éternel… » sans nous épargner une nouvelle fois de son talent bilingue. Les violons se déchainent véritablement sur cette piste, et offrent une fin brutale digne d’un opéra de qualité.

On repart en bord de mer, ou au milieu d’un champ de champignons fraises avec Sébastien Tellier. Un ryhtme calme, constant qui nous ballade avec Mayday. Une atmosphère jazzy et électronique qui sonne presque brouillon, où il suffit de balancer légèrement sa tête, ou laisser faire le hamac…

Draw Your World et My Poseidon, premier morceau instrumental puis suivant avec paroles, nous proposent une épopée dans les méandres de la spiritualité de Sébastien Tellier, où chacun trouvera dans la musique et les techniques vocales la part de mystique, d’aventure ou d’éveil qui lui siéra.

Against The Law est un voyage perceptible dans l’espace. Les techniques de répétition, les notes aigües et l’atmosphère de science fiction laisse l’auditeur plonger dans les plus profondes abysses de ses convictions spirituelles, ou le laisse grimper jusqu’à un sommet de délires. On ne comprendra pas ce qu’est cette histoire de coiffeur… « C’est n’importe quoi, oui, mais c’est beau… » Il est inquiétant, ce bonhomme.

My God is Blue est la chanson bon enfant de cet album ; une piste qui conviendra aux petits et grands… Avant d’être un hymne, tant l’ambiance orchestrée correspond au dénouement d’une aventure épique. On imagine bien Sébastien Tellier traverser de belles plaines baignées des rayons du soleil perçant un ciel incertain (je m’inquiète vraiment des effets secondaires de l’album).

L’orgue ouvre la dernière piste, pour clore le bal avec Yes, it’s possible. Une fresque diabolique et psychédélique qui emprunte au rock progressif. Comme il le préfère, ce morceau ne comporte pas de paroles et laisse la musique finir l’aventure produite par Mr. Flash.

My God is Blue – Le résultat

Sébastien Tellier offre sans aucun doute l’album le plus abouti de sa carrière. Un délire fantasmagorique sur l’éveil, la vision du Dieu et de la spiritualité. Composé pendant plusieurs mois, et avec l’aide d’un Mr. Flash omniprésent dans l’orchestration, My God is Blue est un nouvel OVNI pour les amateurs de variété française et de musique électronique. Empruntant à l’opéra, la musique d’église et l’électronique, le duo labellisé Ed Banger Records offre au public une oeuvre complète et aboutie sur un thème précis.

Je vous laisse sur le clip de Cochon Ville et reviendrais vous parler de Sébastien Tellier pour notre fête nationale. Rendez-vous pour une manifestation d’amour et de tendresse avec l’homme à barbe le 12 juillet au Pont du Gard, à l’occasion du festival Lives au Pont.

Bleuement